Au delà de nos rèves : « Ink » de Jamin Winans
Le cinéma, c’est un peu la roue de la fortune : on enchaîne les séances le plus souvent sans savoir exactement à quoi s’attendre, et la plupart du temps en restant sur sa faim à l’apparition du générique. C’est là une généralité à laquelle peu de films font exception… Et parmi ces exceptions, on comptera désormais sur « Ink ».
L’une des deux grandes surprises du BIFFF cette année (avec Metropia, dont je parlerai sûrement dans peu de temps), « Ink » est une fable fantastique, d’une poésie indescriptible et bénéficiant d’un thème des plus originaux. Partant d’un pitch de départ très simple – deux groupes d’êtres surnaturels provoquant respectivement rêves (les conteurs) et cauchemars (les incubes) se disputent l’âme d’une petite fille, enlevée par « Ink » afin de l’offrir en sacrifice aux incubes et devenir l’un d’eux – le film se transforme en récit philosophique qui se permet de nous faire réfléchir à nos propres priorités dans l’existence, et ce sans jamais adopter un ton moralisateur.
Afin de ne gâcher la surprise à personne, je n’en dirai pas plus sur le film lui-même. Sachez seulement qu’avec son budget ridiculement restreint (250 000 $), Jamin Winans et sa femme ont écrit, réalisé et produit un classique instantané de la trempe du Labyrinthe de Pan (qui bénéficiait de moyens bien plus conséquents), doté d’une créativité visuelle étonnante.
Je laisse maintenant à la bande-annonce le soin de vous mettre l’eau à la bouche…
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