S.T.A.L.K.E.R. Call of Prypiat : FPS irradié
Tout d’abord, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cette fantastique série qu’est S.T.A.L.K.E.R., un petit retour en arrière s’impose…
En 2007 sortait un alien vidéoludique, du nom de “S.T.A.L.K.E.R. – Shadow of Chernobyl”, un subtil mélange de FPS hardcore et de RPG. Le jeu, qui avait subi un développement chaotique (et précédemment connu sous le nom de “S.T.A.L.K.E.R. – Oblivion Lost”) d’une longueur peu commune, à savoir 7 ans. Sous la pression de leur nouvel éditeur (THQ), les Ukrainiens de GSC Game World parviennent enfin à sortir leur création, amputée de quelques fonctionnalités (entres autres, l’utilisation de véhicules a été abandonnée en cours de route). Malgré de nombreux bugs (qui disparaissent presque totalement avec les dernières mises à jour), S.T.A.L.K.E.R. se compose très vite une solide base de fans et intéresse très vite la communauté des moddeurs, qui se révèlera extrêmement prolifique. Pourquoi un tel succès ? Tout simplement parce que, au delà des plantages et d’un visuel très sobre (mais réaliste), le jeu repose sur un ambiance hors du commun, en grande partie due au décor choisi : la zone d’exclusion de Tchernobyl. Grâce à un travail colossal, les artistes de GSC ont en effet reconstitué les décors à partir de photos de la véritable zone (et de vues aériennes, également), et ce avec un soin incroyable. Le côté survie est également omniprésent, avec un gameplay mettant en permanence le joueur sous pression (les dangers sont nombreux : S.T.A.L.K.E.R.s hostiles, mutants plus dangereux et troublants les uns que les autres, anomalies mortelles, faim, hémoragies et, bien entendu, radioactivité), sans jamais céder à la mode actuelle de l’assistance au joueur
Un an plus tard, les fans découvraient “S.T.A.L.K.E.R. – Clear Sky”, extension fonctionnant en stand-alone et qui remontait le temps d’un an avant les évènement de Shadow of Chernobyl. Tout aussi buggé que son ainé, il bénéficiait d’avantages comme la compatibilité avec DirectX 10 et donc de nouveaux effets visuels. Malgré tout, bien qu’il reste un excellent jeu, il ne parvient pas à égaler “Shadow of Chernobyl” au niveau de l’ambiance, le sentiment de solitude et de désolation se faisant trop rare.
Et arriva alors “S.T.A.L.K.E.R. – Call of Prypiat”, à la fois retour aux sources et énorme bond en avant pour la désormais série culte. En effet, pour la première fois, les fans découvrent un jeu stable et quasi dénué de bugs, et ce dès sa sortie (ce qui lui vaudra d’ailleurs des critiques élogieuses dans une grande part de la presse spécialisée). Il constitue visiblement l’épisode de la maturité, avec des missions bien mieux écrites et mises en scène que par le passé, et un rendu graphique souvent impressionnant (moins tape-à-l’oeil que beaucoup de productions next gen, mais d’un réalisme incroyable et d’une dimension artistique des plus abouties). Mais faisons place à la séquence d’introduction et au trailer avant d’aller plus loin dans le sujet :
Se déroulant dans des parties de la Zone encore peu ou pas explorées dans les deux premiers opus (alors que “Clear Sky” recyclait en grande partie les décors du premier volet), “Call of Pripyat” étonne d’abord par la taille de ses environnements (au nombre de 3 seulement, mais infiniment plus vastes qu’auparavant). Jamais on ne se sera senti aussi seul et vulnérable face à la nature déchainée de Tchernobyl et ses environs… Le sentiment de liberté s’en trouve également grandi, et les possibilités deviennent si nombreuses que deux parties ne pourront jamais se ressembler. L’I.A. régulant la vie dans la zone (autant S.T.A.L.K.E.R.s que mutants) se trouve également améliorée (alors qu’elle était déjà l’un des points forts de la série dès le commencement), donnant naissance à un véritable écosystème. Toute créature de la Zone mène sa propre existence au milieu de cet environnement hostile, chasse et est chassé à son tour, se déplace seul ou en meute et possède des habitudes propres selon son espèce. Le résultat est tout simplement bluffant
En bref, malgré un final un peu décevant, “S.T.A.L.K.E.R. – Call of Prypiat” constitue un tournant décisif, autant pour le genre que pour la série, et une expérience incomparable pour qui ose s’y immerger. A noter qu’un S.T.A.L.K.E.R. 2 est d’ores et déjà annoncé, et attendu comme un messie par un nombre de fans toujours grandissant. En attendant cette sortie fatidique, je vous laisse admirer les screenshots effectués par mes soins lors de la campagne solo :
[...] Un peu de promotion de temps en temps ne fait pas de mal, surtout pour vanter les mérites d’un plugin wordpress aussi bien réalisé qu’utile… Sujet du jour : “Next Gen Gallery”, que vous pouvez déjà voir à l’oeuvre sur mon blog dans l’article consacré à “S.T.A.L.K.E.R. – Call of Prypiat” [...]