Keny Arkana : l’amour et la rage

Je ne le cacherai pas : en règle générale, je crache sur le rap (autant français qu’américain), et cela pour diverses raisons. La principale étant que le milieu rap a depuis très longtemps cédé aux sirènes du mercantilisme le plus vil et ne diffuse plus que des messages de haine et/ou de division, quand il ne tombe pas dans l’abrutissement intégral version TF1. J’avais presque cru qu’il restait une lueur d’espoir après avoir découvert Abd El Malik, mais ce dernier a récemment démontré sa nature de vendu en soutenant le projet de loi Hadopi.

Tout me portait donc à croire qu’il n’y avait plus rien de bon à tirer du rap français… Jusqu’à la semaine dernière. Lors d’une petite pizza party, un ami de Désobéissance Civile Belgique m’a fait découvrir Keny Arkana et là, mes amis, ce fut la GROSSE claque ! Pour faire court, Keny est un peu à la scène rap ce qu’Hugo Chavez est à la politique mondiale, à la fois un ovni et un rappel de ce que rap aurait toujours du être : militant et sincère. Ce qui s’explique sûrement en grande partie du fait qu’elle se considère désobéissante civile avant d’être rappeuse.

Je pourrais très probablement écrire un pavé de tout le bien que je pense de sa musique et surtout de ses textes, mais une démonstration vaut mieux qu’un long discours. Listen & enjoy ;-)

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P.S. : Merci au passage à Jeff Louvierois pour la découverte !

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