Muse – show mégalomane au Stade de France

Après presque six mois d’une interminable attente, le jour J est enfin arrivé : samedi dernier, le 12 Juin 2010, j’ai assisté au concert de Muse au Stade de France, et ce à 10 mètres à peine de la scène… Et quelle scène ! Une fois à l’intérieur du stade, impossible de manquer la gigantesque installation réalisée pour l’occasion : une énorme structure évoquant un vaisseau-mère, équipée de nombreux écrans et d’un jeu de lumières pour le moins impressionnant… Mais il n’est alors que 17h30 et il reste encore bien des surprises à découvrir.

Muse n’entamant son show qu’à 21h30, il reste donc quatre heures d’attente pendant lesquelles trois groupes se partagent la première partie. Le premier, un groupe hispanique dont je n’ai pas saisi le nom, ouvre les festivités avec un show très court, divertissant mais loin d’être inoubliable. Les choses sérieuses commenceront avec « White Lies », tout de suite plus convaincant avec un son brit pop aux influences très marquées par la la New Wave anglaise (la voix du chanteur/guitariste, notamment, m’a tout de suite fait penser à celle de Ian Curtis, regretté frontman de Joy Division). Pour finir, c’est à Kasabian que reviendra l’honneur de précéder Muse face à un stade d’ores et déjà presque comble, avec une excellent prestation qui met directement le feu au public.

Et voilà que Muse fait son entrée en scène, précédé par une bonne vingtaine de drapeaux, entre-autres anarchistes, avant d’entamer « Uprising ». Il est alors 21h30 et il fait encore jour, et pourtant l’ambiance est déjà énorme. Malgré la luminosité, les jeux de lumière sur scène paraissent déjà impressionnants. Mais la nuit ne tarde pas à tomber, et les choses sérieuses peuvent enfin commencer ! Première grosse surprise : Chris Wolstenholme et Dominic Howard décollent du devant de la scène sur ce qui ressemble à une soucoupe volante le temps d’un solo de batterie, puis la « soucoupe revient à proximité de la scène pour laisser monter Matthew Bellamy et les trois entament « Undisclosed Desires ». Muse nous gratifie ensuite d’une partie un peu plus calme dominée par le piano, comprenant notamment une fantastique interprétation de « United States of Eurasia ». Vient ensuite une scène surréaliste où une énorme soucoupe volante gonflable sort du « vaisseau-mère » sur les notes envoutantes de la première partie d’ »Exogenesis », et de laquelle sort une danseuse pour un sympathique numéro d’acrobate… La fin du concert approche pas à pas et, après une très courte absence, Matthew Bellamy refait son entrée sur scène dans un costume illuminé à faire pâlir de jalousie un sapin de noël, avant de remonter dans les airs et d’entâmer « Take a Bow » au dessus d’une foule toujours plus déchaînée. Enfin, le groupe clôture son show avec le très attendu « Knights of Cydonia », conclusion parfaite d’un spectacle hallucinant comme seul Muse peut en concevoir.

En conclusion, un show maîtrisé de bout en bout par un groupe qui assume parfaitement son statut de « groupe de stade », et deux heures de pur bonheur auditif malgré de très légers soucis de mixage (principalement quelques parties de guitare sous-mixées, mais rien de bien grave). Et, aucun doute, il me faudra les revoir tôt ou tard…

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